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L’oragé, troisième ouvrage de Douna Loup publié au Mercure de France, est une biographie romancée des poètes malgaches Jean-Joseph Rabearivelo et Esther Razanadrasoa, dite Anja-Z, son aînée de dix ans, considérés tous deux comme les fondateurs d’une poésie nationale encore très méconnue de notre côté du monde. Les hasards éditoriaux nous permettent de faire dialoguer ce livre avec Mémoires d’outre-mer, de Michaël Ferrier, et d’entendre dans la double parole de ces auteurs une autre histoire de France, une autre langue française, mais aussi une interrogation concernant les processus d’individuation et de singularisation de qui a décidé un jour de faire un bond hors du rang des meurtriers.

Le projet de votre livre, L’oragé, n’est-il pas de chercher à comprendre comment l’on devient poète, c’est-à-dire comment l’on devient une langue?

Face à votre question, il y a d'abord cet extrait qui vient tout de suite en réponse : "Rabe marche en poète. Il sait ce qu'il devient. Il devient une langue. Au centre de lui-même dans cet espace qui tiraillait, cet espace de bataille entre les deux langues aimées, là dans ce centre-là qui a fait son tumulte est née une langue à soi, une langue au-delà qui inclut et surpasse."

Oui, la question de savoir comment l'on devient poète est centrale dans le livre, mais ce n'était pas mon "projet" de départ. Je n’ai véritablement eu conscience de cette problématique qu’en écrivant. Très vite est venue l'envie d'une langue qui épouse le sujet. Peut-être parce que c'est Madagascar, et surtout parce que ce sont des poètes qui se "deviennent", ma langue avait envie de jouer et de tirer vers la poésie. Pour moi, si projet il y a dans l'écriture, c'est toujours avec le désir d'être dépassée, emmenée. Où? Je ne sais pas encore. Je sais que ce geste d'écrire est pour moi un état où je suis traversée par l'écrit - les cris - où le "je" est fondu, se dissout. Écrire devient alors chercher, ouvrir. Je sais que "ça" va aller ailleurs que là où me semblaient être les questions initiales, celles qui précèdent et ouvrent à l'écriture. Cela n'empêche pas que s'élabore peu à peu un fil et un propos construit, je ne dis pas non plus que je ne sais pas ce que j'écris.

Pourquoi avoir choisi de décrire ou dire ce que vous percevez de la vie des poètes malgaches Jean-Joseph Rabearivelo et Esther Razanadrasoa, de leurs affects, de leurs sensations, dans un empan chronologique situé entre 1907 et 1924? A la date de parution du premier recueil de Rabe (La coupe de cendre, 1924), le sort de ce poète-traducteur-romancier-essayiste est-il largement jeté?

Au départ, pour L'oragé, il y a la question de l'oppression, qui est intimement mêlée à l'ouverture culturelle qui eut lieu au début du siècle avec la colonisation de Madagascar. Oppression réelle d'une culture sur une autre, car elle se pose très nettement comme supérieure, "ouverture" selon Rabearivelo qui se trouve une langue et une culture d'adoption qui vont le mettre une nouvelle fois au monde, "l'augmenter" d'un ailleurs. Mais cela va de pair avec sa trajectoire fulgurante qui finit en suicide en 1937. Je trouvais cela frappant, cette vie, ces choix, son suicide... l'admiration totale de Rabearivelo pour les poètes français et la langue qu'il découvre à travers eux, et en même temps la sensation que sa vie concrète fut prise dans tous les tiraillements et la violence de cette ouverture/oppression.

Rabearivelo, à l'apogée de son écriture poétique, écrit sa poésie en deux langues dans un geste qui semble presque simultané. Le poème malgache sur une page et sur la page en regard le poème français. Je trouve cela fascinant.

Me fascinait aussi, je crois, le fait de devenir poète dans l'espace même qui sépare deux langues, les fait se mêler, se regarder. De devenir une langue qui est deux langues.

Mon choix de la période 1907-1924 participe de plusieurs raisons. La première est presque d'ordre pratique. Il me semblait impossible de rendre compte de la vie entière de Rabearivelo en un seul livre, trop vaste. J’aurais voulu y mettre trop de choses. Je savais que Madagascar prendrait de la place. Ce pays, il fallait trouver la façon de le faire sentir, exister, vibrer. Alors, je savais qu'il me faudrait faire des choix et être modeste.

Et puis, en plus, est arrivée Anja-Z. Son personnage a pris beaucoup de place. J'avais envie d'aller lentement avec eux dans ces années où ils se lient et forment ce duo que j'ai souhaité explorer.

Ce sont leurs années pleines, de découvertes et de vocation. J’avais envie de rester avec eux de ce côté-là de leur lumière, je n'avais pas besoin de les accompagner jusqu'à leurs fins trop rapides et tragiques. Peut-être pour donner toute la force à ces années-là de poésie et de quête de soi, dans une liberté qui procède du corps et des mots. Pour ne pas éteindre ces années, mais les accompagner au moment où elles brûlent avec joie.

Et non, je ne sais pas si un sort est jamais définitivement jeté... et peut-être que L'oragé tente aussi d'échapper à cette destinée, de laisser le poète échapper à ce qui n'est pas encore advenu mais qui va le teinter ensuite définitivement. Car un poète suicidé porte une autre couleur. Rabearivelo lui, ce qu'il était, ce qu'il vibrait de son vivant, n'a jamais été cette « couleur »... elle ne colle qu'à sa peau de mort. Je voulais écrire le vivant.

Quel est votre lien personnel à Madagascar?

J'ai passé six mois à Madagascar à 18 ans après mon bac. J'ai servi le repas à une centaine d'orphelins de Tana pendant quatre mois, fait avec eux leurs devoirs, donné des petits "cours"de français dans l'école. Dans une prison pour mineurs, nous avons fabriqué des marionnettes pour un spectacle, et puis j'ai assisté une sage-femme sur une petite île de la côte est.

Mon rapport intime à Madagascar? À 18 ans, se retrouver sur les terres malgaches après un simple vol en avion de 11 heures, c'est un choc. J'ai cru que j'allais repartir aussi sec. Je suis restée. Je ne savais pas encore à quel point... Je crois que j'ai été fondamentalement marquée par le rapport des Malgaches, si différent du nôtre, à la vie et à la mort. À leurs morts, qu'ils vont, dans le rite du famadihana, retourner et donc littéralement ressortir du tombeau pour nettoyer leurs os, les entourer d'un nouveau lamba et les faire danser le temps de la fête parmi les vivants et la musique. À Madagascar, lors de mon premier séjour, j'ai participé à la veillée d'une vieille femme mourante et j'ai vu une naissance. J'ai vu et vécu des conditions de vie qui sont si éloignées de celles de l'Europe qu'elles nous sont inimaginables (en termes de confort, d'eau, d'électricité, toutes ces choses qui nous semblent aller de soi...) et découvert une joie de vivre l'instant, une spontanéité du présent qui a bouleversé mes repères.

Depuis, je suis devenue malgache par ma descendance, ce qui évidemment renforce encore les liens à cette île.

Comment avez-vous travaillé? A partir de quelles archives et quels séjours dans l’île avez-vous établi vos intuitions? La découverte des deux tomes des Œuvres complètes de Rabe publiés par le CNRS en 2010 et 2012 a-t-elle été déterminante dans votre prise de conscience de l’ampleur littéraire de cet écrivain?

J'avais le désir depuis longtemps d'y situer un roman. Mon envie était de plonger dans la période coloniale du début du 20ème siècle. J'ai lu et me suis documentée sur cette époque, entre autre sur l'histoire des luttes anticoloniales à Madagascar et sur l'histoire de la dernière reine malgache (qui est envoyée en exil à Alger où elle meurt en 1917). Et puis cela a cheminé jusqu'au jour où j'ai rouvert le recueil Traduit de la nuit de Rabearivelo. Tout à coup, j'ai été interpellée par ce poète et par sa destinée. J'ai commencé à chercher des informations sur lui et j'ai découvert que le CNRS venait de publier les deux tomes de ses œuvres complètes, dont les très impressionnants Calepins Bleus, ce journal intime des dernières années de sa vie. C'était une matière prodigieuse, ce qui me donnait d'autant plus envie de la découvrir. J'ai ensuite beaucoup lu (grâce à Gallica) des journaux de l'époque publiés à Madagascar. Ce qui m'a fait peu à peu extraire des passages qui me frappaient. Des morceaux de ce discours colonial ambiant.

Mais j'ai aussi fait un séjour orienté vers ce "projet" où j'ai pu rencontrer plusieurs personnes ressources, historiens, artistes, et surtout me replonger dans les odeurs et les couleurs, même si elles ont changé depuis un siècle.

Votre livre paraît au même moment que celui que Michaël Ferrier consacre à la tentative de biographie de son grand-père malgache, acrobate et aventurier hors normes, dans Mémoires d’outre-mer (Gallimard, coll. "L’infini"). Cherchez-vous comme lui à interroger la langue française à partir de ses marges vivifiantes que sont ses îles et colonies, et à lever quelques non-dits? Comme Michaël Ferrier, vous faites entendre, par le biais de coupures de presse retrouvées, la teneur du discours colonial du début du siècle dernier.

Dans mon désir initial d'écrire un roman sur cette période historique à Madagascar, il y avait le constat d'une méconnaissance. La France connaît si peu ses aventures d'outre-mer... Et si c'est un hasard que nous publiions en même temps avec Michaël Ferrier nos livres, certes très différents mais interrogeant et sillonnant la même terre malgache à une époque où la France y a imposé son pouvoir colonial, j'y vois une belle aubaine de faire entendre un peu, par nos voix dissemblables, cette histoire des marges et des terres occultées. Car l'oubli et la méconnaissance nous coupent d'une richesse énorme de tout ce que ces cultures autres auxquelles la France s'est frottée peuvent nous apporter.

En tant que suissesse, quel est votre rapport à la langue française?

Vous savez, je suis suisse et française, et même si ces deux pays ne sont pas aussi éloignés que Madagascar l’est de la France, il est certain que le fait d'avoir vécu dans ces deux territoires géographiques différents influence mon rapport à la langue française.

J'ai grandi avec cette conscience de la frontière et des petits mots qui différaient entre la Suisse et la France. Bien sûr, il n'y a que peu de mots différents mais ils étaient présents. Ce sont des mots intimes, quotidiens. J'ai grandi en France et je suis retournée souvent en Suisse voir la famille. En passant les frontières dans un sens ou dans l'autre, je savais que j'adoptais un autre vocabulaire. Que si je disais certains mots des uns, cela ferait rire les autres... mais ça arrivait car les mots sortaient tout seuls!

À présent, la langue, que je sois suisse ou française, est ma matière privilégiée et j'y trouve une formidable liberté. J'ai un rapport d'ouverture, de recherche sensorielle qui passe par les sons, les sens (dans tous les sens du mot sens).

En quoi le créole malgache – l’expression est-elle d’ailleurs correcte? – se caractérise-t-il?

Le malgache est une langue d'origine malayo-polynésienne, puisque la grande île a été peuplée en grande partie par des arrivées successives de populations des îles indonésiennes. C'est une langue qui a une unité, mais il existe plusieurs "dialectes" malgaches selon les régions, ayant des différences de prononciation et de vocabulaire assez importantes.

Êtes-vous sensible aux thèses d’Edouard Glissant sur la créolisation du monde?

Je connais très peu les thèses d'Edouard Glissant sur la créolisation du monde... mais je suis sensible c'est certain à la fertilité qui naît de la rencontre, de la friction, de l'ouverture à une altérité.

Votre livre est très attentif aux diverses formes d’amours, de sexualités, d’alliances corporelles et spirituelles de vos protagonistes. Le désir, la façon de l’approcher, de l’accrocher par les phrases et de le faire sourdre par les mots, est omniprésent, prenant très vite une place centrale dans votre composition textuelle. Pourquoi? Ne revendiquez-vous pas, à travers Rabe et Esther, une sorte d’utopie du corps libre? Le désir est de l’ordre de l’épique dans L’oragé, qui est un véritable chant d’amour continu.

De là, de cette friction, de ce goût de l’altérité, je peux répondre à votre question suivante sur le désir et l'utopie d'un corps libre. Vous dites que L'oragé est un chant d'amour continu. En fait, je ne sais pas ce que j'ai à en dire, à y ajouter. Oui, j'ai exploré et poussé à leur éclosion à travers mes personnages des corps qui se libèrent et des langues qui se déploient en poésie. Ne m'importait pas la stricte vraisemblance. Par contre, je ne crois pas non plus que cette "utopie" de liberté soit invraisemblable. Je l'ai poussée à son extrême, mais de façon, pourrait-on dire, fluide et organique, comme une plante pousse. J'avais envie de réinventer Rabe et Anja-Z dans leur liberté, de les dire ainsi, libres.

Vous écrivez page 110 : "Il y a quelque chose d’étonnant que l’on ouvre en faisant l’amour pense Esther, c’est une certaine porte dans le visage, je ne parviens pas à la nommer mais c’est certain, on a beau connaître la personne depuis longtemps, le moment où on fait l’amour change et le visage s’ouvre nouvellement. On ne revient jamais ensuite en arrière." Faire l’amour ouvre-t-il au mystère? L’écrivain ne peut-il pas être l’un des premiers témoins de l’énigme des métamorphoses du visage?

"Rabe touche son corps. Il n'y a plus rien d'autre d'existant que leur affolement. Elle veut s'affoler d'être une plante et d'exploser à toutes lumières, ils se touchent ils s'affolent ils établissent des parcours pour la sève ils sont des plantes luxuriantes »

Faire l'amour ouvre au mystère, certainement, comme la vie à chaque instant d'être "vie" ouvre au mystère et le déploie. J'essaye peut-être, comme vous le dites, dans toutes ces heures passées à cette occupation si infime et mystérieuse qu’est l’écriture, d'être ce témoin privilégié, de voir les choses, les métamorphoses, et de les nommer. J'avais envie en tout cas d'aller avec mes personnages dans toutes leurs intimités sans peur, sans morale, sans... juste avec eux, aller là où nous allons tous en vivant, en aimant.

La liberté comme forme à l'intérieur de laquelle trouver sa langue et devenir poète est aussi cette liberté d'être et d'aimer, libérée des formes extérieures qui seraient comme un carcan.

Sur le plan stylistique, pourquoi avoir choisi un principe de mutabilité ou substituabilité des pronoms personnels, faisant du narrateur une instance mouvante? Votre agencement des phrases sur la page fait penser à des vers libres. Pourquoi cette forme s’est-elle imposée? N’y a-t-il pas une hantise de la domestication littéraire dans cette volonté de préserver un corps textuel imprévisible, indompté, polyphonique?

En écrivant L'oragé, j’accompagnais mes personnages dans ce mouvement d'eux-mêmes. La forme de la phrase qui devient régulièrement "vers libre" est apparue très vite, spontanément, dans un mouvement organique entre le fond et la forme, comme pour figurer cette tension de mon texte de prose vers un texte de poésie. Il fallait que le texte par moment explose, avant de se recomposer, qu'il se dévête parfois de la ponctuation, que le français joue avec le malgache et qu'il n'y ait peut-être aucune rigueur imposée de l'extérieur mais une rigueur interne, qui appelle sans faillir à rester indomptable.

Cette mouvance du narrateur me semblait plus proche du réel que je voulais dire, car c'était implanter, dans la structure même du texte, ce mouvement perpétuellement instable qui fait que l'on est vivant. Le vivant étant sans cesse changeant, ouvert, différent.

Vous êtes, me semble-t-il, moins un écrivain de l’approche de la réalité, donc une réaliste, que de celle du réel. Comment comprenez-vous ces termes?

Oui, je parle donc du réel et je comprends la différence que vous faites entre le réel et la réalité de la façon suivante : la réalité serait une trame de faits et de matières, le réel serait ce qui englobe tout, ce qui englobe la réalité et toutes les facettes de cette réalité, avec tout ce que cela compte de facettes subjectives, sensitives. Je me place de ce côté du réel. Le réel est, sans être objectivable. Il reste indéterminé de seconde en seconde, complexe et palpable, sensible et mouvant.

Quand commence la littérature malgache? Esther est-elle la première femme de lettres reconnue de ce pays? Qui sont les écrivains contemporains qui comptent pour vous?

Esther est la première femme malgache à avoir publié. Il est difficile de répondre à cette question mais en tout cas commence au 20ème siècle toute une littérature malgache dynamique, avec du théâtre, de la poésie, des romans... Parmi les écrivains contemporains malgaches que je connais, il y a l'oeuvre importante de Jean-Luc Raharimanana et j'ai découvert lors de mon dernier séjour l'écrivain Johary Ravaloson.

Quelles affinités avez-vous avec les écrivains de votre temps?

J'ai des amis écrivains, et j'ai une amie très proche qui a découvert sa "poésie" quand je commençais mon projet malgache. La voir découvrir sa langue était très beau. La lire et parler avec elle, tout cela m'a beaucoup nourri et certainement influencé pendant l'écriture du roman. Et puis, il y a des écrivains de mon temps, comme vous dites, que je lis, découvre, qui me nourrissent, qui m'interpellent ou me passionnent.

Votre livre est-il disponible à Madagascar? Y avez-vous été invitée pour faire des rencontres ou des lectures?

La disponibilité et la circulation du livre à Madagascar est très différente de celle que l'on connaît en France. Une librairie tente de survivre dans la capitale. Sinon, ce sont plus par des réseaux de bibliothèques que les livres sont lus et circulent. Un livre (publié en France) vaut à peu près la moitié du salaire moyen malgache. Cela est donc réservé à une très petite part de la population. Mais je vais y aller bien sûr ! Je suis invitée par l'Institut Culturel Français de Madagascar. Ce sera l'occasion d'organiser des rencontres et lectures dans des lycées et à l'université.

Je viens d'avoir une nouvelle réjouissante, il y a déjà un projet de traduction de L'oragé en malgache.

Comment se diffuse, se constitue et se conserve aujourd’hui la culture malgache?

Je ne suis pas la personne la mieux placée pour répondre. Mais il y a une littérature malgache, beaucoup d'artistes peintres, de musiciens, de chercheurs. Par tous leurs travaux, la culture malgache vit, se conserve et se transforme. Sur place, elle se vit simplement au jour le jour, et pour les Malgaches qui vivent à l'étranger les réseaux associatifs sont très actifs.

À quels livres avez-vous pensé en écrivant L’oragé?

S'il y avait un livre à citer pour moi, ce serait Justine de Lawrence Durrell, le premier tome du Quatuor d'Alexandrie. Si étrange qu'ait été l'association, c'est en le lisant et en découvrant quelques lignes (au début) où il évoque le poète Cavafy dans les rues d'Alexandrie que j'ai pensé à Rabearivelo et que le projet autour de son personnage est donc né... Et puis, j'ai lu, à cette même période de la gestation du projet, plusieurs livres de Pascal Quignard, avec passion.

Douna Loup, L’oragé, Mercure de France, 2015, 222p

Propos recueillis par Fabien Ribery

About the Author

Agrégé de lettres modernes, chargé de cours à l’Université Bretagne Ouest, dont les recherches concernent notamment la littérature contemporaine. Journaliste free lance.

 

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