Caréneurs : une scène, sept groupes.

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La Carène offre une scène à sept formations Brestoises vendredi 7 janvier 2015 pour la vingtième édition des careneurs. entretien avec Ariane Eloy, responsable de la communication a la Carène

Stéphane Debatisse: Les caréneurs, c’est un dispositif ? un principe ? Une tradition ?

Ariane Eloy: C’est une soirée trimestrielle au cours de laquelle trois groupes qui répètent dans les studios de la Carène (professionnels ou amateurs) sont invités à jouer. Les deux régisseurs des studios, David et J. Bouille, les choisissent en fonction de l’esthétique qu’ils souhaitent donner à cette soirée, ou pour mettre en valeur le travail et l’évolution d’un projet qui leur semble intéressant. Cela permet par ailleurs d’avoir une idée de la scène brestoise qui est très rock mais pas uniquement ; les studios accueillent une palette de styles différents. La dernière soirée des caréneurs a proposé pour la première fois une soirée hip-hop et électro, parce qu’il y a également des DJ qui viennent travailler ici.

SD: Justement, quels sont les groupes qui viennent travailler dans les studios ?

AL: C’est très varié. Il y a Gwa ka tam par exemple, qui jouera vendredi et qui est un ensemble de musique traditionnelle antillaise. Ils répètent ici depuis l’ouverture des studios en 2007, ce sont des amateurs qui se retrouvent pour le plaisir d’être ensemble, de jouer et de promouvoir la culture caribéenne. Il y a des groupes en voie de professionnalisation. Récemment il y a eu les Slow sliders, qui sont passés aux Transmusicales dans les « découvertes ». Il y a donc à la fois des amateurs, qui viennent répéter dans les studios parce qu’il y a du bon matériel et du bon son, et des professionnels. Finalement, il n’y a aucun critère. Certains viennent toutes les semaines, d’autres viennent une seule fois. Il y a environ soixante groupes par an, et plus de cent soixante sont passés par là depuis 2007. Il existe une réelle vitalité musicale à Brest.

SD: Cette semaine c’est la vingtième édition, aura t-elle quelque chose de spécial?

AL: Il y aura sept groupes au lieu de trois, et ça va jouer non-stop jusqu’à 1h du matin, dans une configuration un peu inédite pour les caréneurs: Il y aura des sets à la fois sur la scène du club, et sur une scène dans le hall.

SD: Vous proposez également un accompagnement?

AL: Si les groupes sont en demande de soutien ou de conseils, les régisseurs sont là pour ça… pour une aide à la direction artistique, pour la préparation à la scène, pour les enregistrements.

SD: La Carène accompagne t-elle ces musiciens en dehors des murs? Proposez-vous une aide à la diffusion?

AL: Cela peut arriver. C’était le cas, par exemple, pour les Slow sliders, qui avaient besoin d’une maquette et d’une préparation scénique pour les Transmusicales. On les a accompagnés plus spécifiquement, puisque dans les studios il y a aussi une cabine de MAO (musique assistée par ordinateur). C’est un groupe qui a traversé tous les dispositifs proposés par la Carène. Un des musiciens a commencé dans la Brigade des mineurs pour les 11-18 ans, puis il a participé aux Challenges musicaux, puis les caréneurs, et maintenant les Trans. Désormais, ils sont lancés.

En savoir plus : La Carène

Stéphane DEBATISSE
About the Author

Amoureux de Bach, Purcell et Monteverdi, Stéphane ponctue ses écoutes baroques d’un peu de folk et de blues… Grand lecteur de fantaisie et de bande-dessinée, il aime aussi les recettes de cuisine!

 

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