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Petite chronique faite par Aourell et Lauréline en stage d’observation de classe de 3ème à la Maison du Théâtre du 17 décembre au 19 décembre 2014

Nous avons vu « Le préambule des étourdis » le jeudi 18 décembre 2014 par la Cie « Hippolyte a mal au cœur » librement adapté de La petite casserole d’Anatole, d’Isabelle Carrier. Mise en scène d’Estelle Savasta. Tout public dès 6 ans.

Au début du spectacle, Miette et sa « meute » observent Anatole. Il est bizarre. Il traîne partout sa casserole, grosse ou petite selon les jours. Anatole est différent d’eux. Miette, regarde les autres répéter à Anatole, des petits mots laids : « Anatole a la tête ailleurs », « Anatole a les deux pieds dans le même sabot »… Ces moqueries se répètent et Anatole se renferme sur lui-même. Sa casserole le gêne, le dérange de plus en plus, le rend presque fou. Miette comprend que tout cela est injuste et elle décide de rejoindre Anatole, elle aussi a une casserole en bandoulière. Ensemble ils rendent leurs casseroles plus pratiques à porter, plus simples à assumer. Anatole devient plus fort, le cerf caché en lui se révèle. Miette et lui apprennent encore à progresser et leurs casseroles se font de plus en plus discrètes…

Ce spectacle est un mélange de théâtre et de danse, Anatole s’exprime uniquement avec son corps, et Miette raconte en voix off derrière un miroir flou, tout cela avec une pointe d’humour. Il y a beaucoup de métaphores de façon à ce que le sujet passe mieux pour le jeune public. La casserole représente un certain handicap d’Anatole. Le miroir représente ce qu’il est et ce qu’il pense mais c’est aussi une fenêtre qui crée un faible lien vers l’extérieur. Anatole a un atelier qui lui permet de s’évader et d’oublier.

Miette dit : « C’est comme regarder l’orage quand on est à l’abri ». La petite et sa meute voient Anatole s’emmêler les pinceaux. Ils ne veulent pas se préoccuper de lui, parce que, eux, n’ont pas ce genre de problèmes.

Spectacle rempli d’espoir qui traite le sujet du handicap et de la différence avec justesse et émotion.

Aourell et Lauréline (14 et 15 ans)
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