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Rencontre avec Pierre-Henri Juhel et Julie Elies.

Parce que le festival Oups est né de la rencontre d’artistes qui jouaient dans des centres sociaux, et qui ont décidé de construire quelque chose de plus proche des gens.

Parce que le festival Oups demande aux structures – qui accueillent les spectacles et qui connaissent les gens qui les fréquentent – de dire ce qu’elles désirent.

Parce que le trio qui organise le festival (Pierre-Henri Juhel, Julie Elies et Guy Abgrall) est accompagné chaque année d’un groupe de spectateurs qui participent à l’élaboration de la programmation.

Parce qu’on peut rencontrer des gens avant et après les spectacles, lors des soirées, des repas, des apéritifs, moments d’échange qui prennent, au fil des éditions, une part de plus en plus importante.

Parce qu’on peut rencontrer des gens dans un bus, celui des deux journées qui conduisent les festivaliers de spectacle en spectacle.

Parce que le parti pris du festival Oups, c’est de mettre la ville en mouvement.

Parce que les spectateurs ne se contentent plus d’aller voir les spectacles de leur quartier, mais de spectacle en spectacle, vont de quartier en quartier.

Parce que le festival Oups s’attache à créer des partenariats, et que cette année, dixième anniversaire du festival, est riche de rencontres : la formation Image et Son de l’UBO est encore présente, mais le festival croise aussi le festival Longueur d’ondes, la compagnie Impro Infini, ou encore Canal Ti Zef.

Parce que la programmation donne priorité aux artistes locaux : dix des quinze compagnies programmées sont bretonnes et le festival crée du lien à Brest, ouvre des portes, initie de nouvelles relations de travail.

Mais aussi parce que le festival Oups ouvre ses portes à l’extérieur de la Bretagne et même de la France, en allant chercher un artiste bruxellois.

Parce que le rôle des programmateurs est aussi de faire confiance à des artistes qui ont des projets, quitte à ce que cela constitue une prise de risque. Ainsi le festival programme des créations : La maladie de la famille M et Rue du rêve.

Parce que le festival Oups, c’est une programmation résolument familiale, et très éclectique.

Et surtout parce que ce dixième anniversaire se veut festif, avec la soirée cabaret de Claude Semal ou celle des Sea Girls, ou encore Vincent Roca.

Et encore parce qu’il ne s’agit pas seulement de faire la fête : il faut semer pour les dix prochaines années, et la nouveauté de cette édition est la semaine de la petite enfance, établie à la demande de la CAF (avec À Petits pas et La Valse des petits carreaux). L’engouement des familles pour ces spectacles laisse espérer que l’éducation au théâtre des très jeunes enfants est bien lancée.

Natalia LECLERC
About the Author

Notre agrégée de lettres passe en revue tous les articles, les relit, les corrige. Elle écrit pour différentes revues des articles de recherche en littérature et sciences humaines et s'appuie également sur ses multiples casquettes pour développer les partenariats du Poulailler, en russe, en français, en italien... Natalia pratique le théâtre amateur et bavarde à longueur de journée (en russe, en français, en italien...).

 

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