Fenêtres sur courts : Brest Off

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One World is not enough – NATALIA LECLERC

Orbit ever after, Robota, A Hìvò, On/Off, Albert

Des univers inconnus ? Pas tant que cela ! Les courts métrages de la série science-fiction nous emportent ailleurs, dans un monde post-apocalyptique, dans l’espace ou dans des sociétés du futur, mais on n’est pas totalement dépaysés, et heureusement

Deux films posent l’antique question des limites de l’humain, de l’homme et de la machine. On se dit que la frontière est trouble, même si l’on est soi-même assuré d’être un humain – quoique !

Un film nous expédie dans un univers dévasté, déserté par la vie, un univers d’usine absurde, où Charlie Chaplin ne pourrait plus nous faire sourire. Le héros tente de relancer la vie – y parvient finalement, au prix d’un terrible sacrifice toutefois.

Un autre film récrit joliment Roméo et Juliette, dans l’espace. On a tous les ingrédients : l’inaccessibilité de l’autre, les parents, le message qui n’arrive pas à temps – ou correctement – à destination, et le feu d’artifice final. Et une ambiance à la Cité des enfants perdus.

Un autre encore pourrait rappeler Minority Report avec un don – légèrement différent de celui des précogs, puisqu’il ne s’agit pas d’anticipation mais d’extralucidité. L’ambiance ici est celle de la société archicapitaliste poussée à son extrémité.

Un beau mélange d’originalité et de clins d’oeil donc – qui n’existent d’ailleurs peut-être que dans celui du spectateur !


Une autre vie est possible – NATALIA LECLERC

Garçonne, James, Chigger Ale, O lume noua

On n’est pas toujours certain que cette autre vie adviendra tant l’émotion pèse parfois sur le spectateur, englouti dans des méandres qui semblent sans issue, et surtout condamné à l’inaction devant ce qui se joue sous ses yeux. Elle advient souvent et c’est bien le propos. L’intérêt de cette compétition tient aussi à la diversité des situations.

Lisa est actrice de sa métamorphose – elle est prête à quitter sa chrysalide, et n’attendait que la rencontre qui allait faire craquer l’écorce. James, lui, semble être la double victime de tous les adultes qui l’entourent. Et il l’est véritablement. Petru et Ana synthétisent les deux énergies : ils ont tout fait pour amorcer une autre vie mais doivent aussi en subir les règles. Une sélection « sous pression » – au sein de laquelle surgit un court complètement déjanté mais non dénué d’une paradoxale mélancolie, et situé à Addis-Abeba.

Voir toutes les chroniques sur le 29ème festival européen du film court de Brest

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